Plusieurs typologies d’aides sont possibles :
Les actifs immobilisés doivent être avant tout financés par du capital social et des apports en comptes courants d’associés. Ce sont les investissements incorporels (site internet, fonds de commerce…), corporels (travaux d’installation, véhicule…) et financiers (garantie professionnelle, dépôt de garantie pour les loyers…). Ne perdez jamais de vue que ces sommes, appelées fonds propres sont le fondement de la solidité financière de votre entreprise: c’est l’importance des fonds propres qui détermine la capacité d’emprunt.
En complément des fonds propres, on peut recourir à des prêts d’honneur octroyés par des organismes spécialisés (Pour Paris : Paris Entreprendre ou Paris Initiatives Entreprises). Il s’agit de prêts personnels accordés à taux 0 %. Attention : ces prêts sont obligatoirement adossés à un prêt bancaire classique.
Ils constituent des « quasi fonds propres ». Pour certaines activités innovantes nécessitant une mise de fonds importante, des Business Angels peuvent être sollicités afin de renforcer les fonds propres de l’entreprise.
Au vu du plan de financement, une banque peut apporter un emprunt d’une valeur équivalente aux apports des créateurs. Néanmoins, en principe, les banques ne financent pas la totalité des actifs immobilisés. Par principe, elles circonscrivent leurs prêts à moyen-long terme aux investissements corporels, à hauteur de 70%, dans le meilleur des cas. Le reste demeurera à votre charge.
Il est également possible de demander des subventions, notamment auprès d’Oséo-Anvar si votre projet est innovant. Votre profil, le lieu d’implantation, rentrent en ligne de compte pour l’attribution de ces aides. Eden et chéquiers conseils ont été remplacés depuis janvier 2009 par un nouveau dispositif d’accompagnement permettant d’accéder à des consultations d’experts et/ou à des prêts à taux 0 %.
Enfin il existe aussi des concours à la création d’entreprise permettant aux heureux lauréats de décrocher quelques milliers d’euros supplémentaires : Talents, concours des Banques Populaires, Cré’Acc…
En dehors des investissements lourds de structure, la gestion au quotidien de votre entreprise nécessite de mobiliser de la trésorerie : décalage de paiement clients, paiement des fournisseurs… Pour assurer le cycle d’exploitation de votre société à très court terme, vous devrez certainement passer par des autorisations de découvert, des facilités de caisse, de l’affacturage, de l’escompte. Pour les entreprises nouvelles, ces concours demeurent difficiles d’accès et l’on mise davantage sur le renforcement du fonds de roulement à travers des concours financiers spécifiques tels que le PCE (Prêt à la Création d’Entreprise financé par OSEO).
Vous serez sûrement obligés de composer avec les services proposés par la banque. Sachez que votre banquier, qui veille à limiter son risque, vous demandera des garanties personnelles en contrepartie de son prêt. Vous-même, éventuellement vos associés, voire votre entourage proche, devra se porter caution, et cela même si votre plan de finance- ment est irréprochable !
Pour limiter votre engagement personnel, vous pouvez aussi solliciter l’intervention en garantie d’organismes tels qu’OSEO, voire de sociétés de caution mutuelles issues ou non de réseaux nationaux (FIR, …).
Arnaud Simon
Responsable du service création et développement des jeunes entreprises
Par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP)
Article en partenariat avec:
